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Djakarta
Arrivée à Djakarta en fin de journée après un vol plutôt long, 2 escales et plus de 15h de vol. Les paysages aperçus depuis le hublot de l'avion sont splendides, les 3 heures entre Bangkok et ma destination sont un vrai plaisir ; l'avion est quasiment vide et le soleil se couche sur Sumatra. L'approche finale se fait dans la nuit malgré qu'il ne soit que 18h30. J'obtiens très facilement un visa à ma descente d'avion. Un groupe de touristes pensait faire de même... un couple parmi eux, la dame n'a pas une nationalité qui donne droit à un visa à l'arrivée... l'agent lui suggère de se rendre à Kuala Lumpur afin d'en obtenir un... vite dit !
Je récupère mon sac et saute dans un taxi pour me rendre en ville. Le trajet a tout du jeu vidéo auquel j'aurais adoré jouer : une autoroute trois voies complètement bouchée, un taxi qui se faufile tant bien que mal. Ca passe parfois au millimètre. Puis le chauffeur augmente le niveau de difficulté : la bande d'arrêt d'urgence où circulent piétons, vélos et motos... lorsque la voie est dégagée, on fonce à 120 km/h (vu sur le compteur !) alors que tout le monde est quasi arrêté. Lorsque ça roule, il ne faut pas hésiter à couper les voies centrales pour gagner quelques secondes. Un détail pétillant ajoute de la gaîté au rallye : chaque fois que le chauffeur freine, un bruit semblable à un cochon d'Inde que l'on écraserait est émis par la pédale de frein. Il nous faut tout de même 1h30 pour rejoindre l'hôtel, fortement ralentis par ce que l'on pourrait appeler un bouchon permanent ou une surcharge intense et définitive du réseau routier (chose confirmée les jours suivants...).
L'hôtel est très classe, dans les standards européens, cela me permettra de bien dormir et de me reposer du décalage horaire. Une bonne douche plus tard il est l'heure de manger et pour cela mon hôtel est stratégiquement installé près de la « backpackers road » selon mon guide LP. Expérience faite à Bangkok ou dans d'autres villes d'Asie, c'est un endroit bourré de gens comme moi (voir pire...) avec de la cuisine pas très locale et des tonnes de vendeurs en tous genres.
Eh bien je serai surpris ! Il s'agit en fait d'une rue très étroite, plutôt sombre. Malgré mon plan, je la rate au premier passage, avant d'hésiter à m'y engager après avoir fait demi-tour. C'est bien là... La rue est jalonnée de cafés et de restaurants discrets. Le voyageur se fait rare... quelques échoppes proposent des spécialités indonésiennes. J'opte pour une terrasse au hasard. Les « fried shrimps » ne sont pas servies ce soir, je me rabats sur une cuisse (minuscule mais néanmoins excellente) de poulet avec du riz. La bière locale est uniquement disponible en bouteilles de 0.75l. Ca fait beaucoup de bière me dis-je en dégustant mon poulet... cela fait du bien et la chaleur ambiante me suggère d'en reprendre une deuxième. Un groupe de voyageurs francophones suivent les infos sur TV5. Je termine la soirée plongé dans mon livre.
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